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Souvenirs de la semaine handicap 2018 : entre prise de conscience et partage

Retour sur événement

Publié le 6 avril 2018 Mis à jour le 12 avril 2018

Retour sur l’organisation de la Semaine de l’accessibilité et du handicap (SAH), dont la 4e édition avait lieu du lundi 12 au samedi 17 mars 2018 pour changer de regard sur le handicap à l’université Paris Nanterre.

Rencontre entre les entreprises et les étudiant.e.s en situation de handicap

Rencontre entre les entreprises et les étudiant.e.s en situation de handicap

Baisser les barrières psychologiques sur la réalité du handicap, tel est l’objectif de cette Semaine consacrée aux enjeux liés ! La Semaine de sensibilisation au handicap a permis de proposer autant d’occasions d’agir sur les représentations, pour faire tomber les stéréotypes et réfléchir à la place et au rôle de chacun(e) au sein d’une université inclusive comme la nôtre. Ce fut aussi l’occasion de rappeler les obstacles auxquels étaient confrontées les personnes en situation de handicap afin de susciter un réflexe d’entraide et de solidarité.

« Ensemble, nous avons dépassé la différence. »

L’université Paris Nanterre a organisé pour la 4e année une semaine de sensibilisation au handicap. Rencontres et parcours d’activités sportifs ont permis aux participants de se mettre à la place des personnes en situation de handicap pour changer de regard. L’idée étant de susciter une prise de conscience des personnes valides de ce que peut ressentir une personne entravée dans ses déplacements parce que lui manque l’usage de ses pieds ou de ses yeux. Les animations réalisées autour des stands associatifs ou bien des ateliers de sport adapté ont favorisé les échanges. Le parcours en fauteuil ou bien canne blanche font dire à certains, comme Macha : « On ressent un peu ces handicaps, mais savoir qu’on pourrait rester sur un fauteuil toute sa vie, c’est choquant pour moi ! ».

Après un parcours les yeux bandés et l’expérience de la prise de repas dans le noir, les participants réagissent et sont un peu perturbés. Ils n’imaginaient pas que c'était aussi compliqué de se déplacer ou manger sans voir. Une prise de conscience nécessaire pour les enseignant.e.s en STAPS, issu.e.s de la filière APA (Activité physique adaptée) à l'université de Nanterre, avec qui sont organisées ces animations chaque année. « La proportion est d'environ 20% des gens en situation de handicap qui le sont à la naissance donc pour 80 % cela vient après : cela peut nous tomber sur le nez à tout moment ! » nous expliquent-ils pour faire cause commune.

Au programme, de la boccia (une sorte de pétanque), de la sarbacane, équilibre fauteuil, du cécifoot, un quiz pour mieux faire connaitre la réalité du monde du handicap et permettre ainsi de changer de regard sur les personnes en situation de handicap, comme le rappelle si bien Eva, qui est formatrice au sein de l’association CED Hanploi : « Nous devons être plus avenant et serviable vis-à-vis de ces personnes qui sont battantes (héros) au quotidien pour surmonter des obstacles et mener une vie aussi proche que celle des valides ».

« Handicapé ne veut pas dire qu'on n'a pas de valeur ! »


Toute la semaine, le Service handicap a organisé des ateliers d’information, d’animation et de réflexion : un défi sportif entre les composantes qui fut remporté par l’UFR PHILLIA (avec la plus grande mobilisation de participants sur les 2 journées d’activités) ; une Journée Portes Ouvertes et visite guidée proposée aux lycéens pour leur permettre de voir plus clair dans leur orientation ; un formation pour sensibiliser au handicap, notamment sous l’angle psychique (handicap invisible, mais bien réel) et mieux accueillir tous les publics à besoins éducatifs particuliers en faisant découvrir les bonnes attitudes et pratiques à avoir avec une personne présentant un handicap ; une initiation ludique à la langue des signes (LSF) pour faciliter la communication avec les malentendants ou bien encore une rencontre avec les employeurs potentiels lors d’un forum emploi (Handicafé) qui s’est déroulé dans un cadre convivial.

Ainsi, « On peut être handicapé au sens invalide, mais cela ne veut pas dire qu'on n'a pas de valeur sociale et professionnelle » défend Linda Legret, chargée de la diversité et dialogue social à la Mairie de Suresnes, qui souhaitait venir à la rencontre des étudiants pour leur proposer des jobs ou des stages. Ceux-ci constituent autant de tremplins pour favoriser l’accès de ces jeunes, qui sont éloignés de l’emploi en raison de leur situation de handicap. Les talents handicaps existent et il suffit de les rencontrer.

Ces différents ateliers participatifs, grâce auxquels les membres de la communauté université ont pu enrichir leurs connaissances sur le handicap sous toutes ses formes et la diversité, ont réunis 631 participant.e.s lors de ces temps forts. Le but de ces journées d’action fut donc de favoriser les échanges pour sortir des idées reçues sur le handicap, afin de mieux le comprendre et appréhender la nécessité de compensation.

Enfin, la notion d’empathie, de confiance et d’entraide ont primé lors de la réalisation de ce parcours d’activités et de sensations nouvelles pour se mettre à la place des personnes vulnérables. Nous espérons que ce retour d’expérience permettra à chaque participant.e de porter un nouveau regard positif sur les personnes en situation de handicap, qu’il soit visible ou non.

Sur cette dynamique de mobilisation de notre communauté universitaire et, tout en étant bien conscient que l’on ne puisse pas applaudir d’une seule main la réussite d’un projet, je m’associe à toute mon équipe (Pôle Handicap au sein du SCUIO-IP) pour adresser mes remerciements à toutes les personnes qui ont aidé et permis la réalisation de ce programme et sans qui cette 4e édition n’aurait pas pu se concrétiser et connaitre cette bonne résonance pour que notre université soit plus inclusive et handi-accueillante, à l’avenir !



Mis à jour le 12 avril 2018